Quatre amis issus des quartiers pauvre juifs de New York grimpent de leur enfance à l'âge adulte les échelons du pouvoir, en usant de la violence et la corruption. Noodles (Robert de Niro), l'un d'entre eux, revient à l'âge de soixante ans sur les lieux de cette prodigieuse ascension et se remémore sa vie, son amour et ses amis dont Max (James Woods), disparu tragiquement...
On va d'abord parler de l'artiste avant d'aborder son œuvre . Que dire sur Sergio Leone qui n'ait déjà été dit ? ( on retrouve ce phénomène chez tous les grand maîtres du septième art ) . Tout d'abord qu'il fut , et est toujours , l'un des ( le ? ) plus grands cinéastes italiens ( avec Visconti et Fellini ) , et du cinéma en général . Partant du statut de co-réalisateur sur des films italiens à grand spectacle ( essentiellement des péplums ) , il a rapidement imposé son style avec le premier volet de sa trilogie des dollars , j'ai nommé POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS , suivront ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS et LE BON , LA BRUTE ET LE TRUAND . Appartenant à la nouvelle vague de westerns dits « western spaghettis » , du fait qu'ils étaient réalisés par des italiens ( ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS et LE BON , LA BRUTE ET LE TRUAND restent pour moi les meilleurs western à ce jour , et de très loin , avec un autre que j'évoquerai plus tard ) , les films de cette trilogie imposèrent le style de leur auteur : personnages charismatiques ( et là je ne parle pas uniquement de l'homme sans nom , meilleur rôle de Clint Eastwood , mais de tous les personnages ) , violence , maîtrise ultime ( ultime ! ) de la mise en scène , effets de styles uniques , dialogues parfaits . Bref , cette trilogie très connue ( bien que son premier opus , de loin le moins bon , ne soit pas très célèbre ) reste et est toujours LA référence en matière de westerns . Puis vint une seconde trilogie : la trilogie des « Il était une fois » . Le premier volet , IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION , est excellent mais n'égale pas la plupart de œuvres du maître . Puis , IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST , chef d'œuvre immortel , adieu déchirant au western , et considéré par la plupart des cinéphiles comme le western ultime ( et oui , c'est celui dont je parlai précédemment ) , et bien sur IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE , dernier film de Leone , qu'il tourna sur une période de près de 10 ans . Avant de finir sur Leone , dernière chose importante à savoir : Ennio Morricone , un des plus grands compositeurs de tous les temps , est le compositeur attitré de Leone , d'où la musique inoubliable de ses films .
Il est maintenant temps d'entrer dans le vif du sujet . Et c'est là que le bât blesse : je vais me contenter d'énumérer machinalement tout ce qui fait d'Il était une fois en Amérique , sans m'attarder , dire à quelles scènes j'ai pleuré , bref : tout le genre de détails qu'on ne peut écrire sous peine d'y passer une vie , je vais tout simplement passer outre , excusez moi d'avance .
Il était une fois en Amérique est la plus grande fresque jamais portée à l'écran , entièrement conçue et réalisée par Sergio Leone . Elle retrace la vie de Noodles ( Robert De Niro , son plus grand rôle , mais j'y reviendrai ) , j'entend par là toute sa vie , de son enfance à sa vieillesse . Je souligne donc là que lui ainsi que tous les personnages du films évoluent sur cette période , que les rôles sont parfaits ( James Woods n'est pas le seul ) , que les acteurs choisis pour faire les rôles des enfants sont parfaits et que les acteurs sont si bien vieillis qu'on y croit . Inutile de parler de l'interprétation générale , tout simplement parfaite .
Le film , en retraçant cette vie , aborde donc tous les thèmes qui s'y rattachent , à savoir l'amour , la mort , les sentiments . A la fois belle et violente , cette fresque est tout simplement magnifique . La mise en scène de Leone est encore une fois parfaite , et il arrive à faire éprouver toutes les émotions au spectateur avec une maestria jamais égalée , tout simplement parfait , et chaque scène nous fait pleurer , rire , aimer , bref , on n'a jamais vu cela depuis ( on ne l'avait pas vu avant d'ailleurs ) . La musique est parfaite ( elle aussi ) , et Morricone , nous livre peut-être ici sa plus belle partition ( je tiens d'ailleurs à signaler que mes parents se sont mariés sur cette musique ) , tout simplement inoubliable ( comme le film ) . En fait , si l'on devait critiquer le film , il faudrait dire que tout est parfait , mais ce tout est impossible à énumérer .
On en arrive à la conclusion , et je n'ai strictement rien dit ( non , le fait de dire que je n'ai parlé que d'un millième du film ne peut être qualifié d'exagéré ) sur ce ... Je ne sais pas comment qualifier ce film , vraiment . Leone dit adieu au cinéma , et cet adieu est également l'aboutissement total d'un art . Bref , je n'ajoute rien , les mots me manquent . Je ne saurai que conseiller à tout ce qu'il ne l'ont jamais fait de visionner Il était une fois en Amérique , rien qu 'un simple visionnage leur parlerait plus que des millions de pages .
Il était une fois en Amérique est l'un ( le ? ) meilleur film jamais fait , et en disant cela je me rend compte à quel point je ne lui ait pas fait hommage dans les lignes précédentes . Tant pis , vous n'avez qu'à retenir la phrase précédente , je pense qu'elle suffit à tout comprendre sur ce qu'est le film . Enfin non , pour tout comprendre , le meilleur moyen reste encore de le voir . Je terminerai ce sacrilège par : IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE , un film de SERGIO LEONE avec ROBERT DE NIRO . C'est ce qui figure sur la pochette de la bande originale du film , et qui pour moi ainsi que pour tout ceux qui l'ont vu , veut tout dire .
Ma note : 10/10 IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE .


